Voici donc le moment de vous présenter mon voilier,
"Il est né d'un tour de Gaule, il va faire le tour du monde"
: IDEFIX
Non, mon IDEFIX à moi est un voilier. Il s'agit d'un Sun Shine 36 DL de 1983 construit par le chantier JEANNEAU.
C'est un beau voilier de 11 mètres, en version 3 cabines avec barre à roue. Le DL signifie Dériveur Lesté, ce qui veut dire qu'il y a une dérive qui peut être rentrée dans le lest sous la coque. C'est un bon compromis entre le dériveur intégral qui présente des performances moindres au prés et le quillard qui peut limiter les mouillages possibles du fait d'un grand tirant d'eau. Avec un dériveur lesté, j'ai une dérive qui me donne un tirant d'eau de 2,10 mètres donc une bonne raideur à la toile et de 1,24 mètres dérive relevée pour accéder à des mouillages de faible profondeur.

Les photos d'IDEFIX - Les caractéristiques d'IDEFIX - Les équipements d'IDEFIX (électronique, moteur, confort...) - Ce que les spécialistes pensent du Sun Shine - Les évolutions que je souhaite apporter à IDEFIX

IDEFIX en photos :

Photo de l'équipement inédit pour l'eau du chat résistant à la gîte:
Si vous voulez le même, envoyez moi un email, je vous orienterai vers le fabriquant.

Les principales caractéristiques d'IDEFIX:
Type: SUN SHINE 36 Dériveur Lesté
Chantier: JEANNEAU
Architecte: Tony Castro
Matériau: polyester et kevlar
ANNEE: 1983
Longueur totale: 11,10 m
Longueur à la flottaison: 9,35 m
Tirant d'eau: 1,24 m / 2,1 m
Poids lège: 5,75 tonnes
Lest: 2,62 tonnes (c'est le poids du lest du voilier. J'ai ainsi un rapport de lest de 45 % ce qui est très bon pour la stabilité du voilier).
Surface de voile totale: 76 m²

Moteur: Yanmar 3GM30 de 27CV
3 cabines (8 couchages maximum mais mais la cabine avant a été transformée en soute de stockage)

Les équipements d'IDEFIX:

Electronique - Electricité - Voiles - Moteur - Annexe - Eau - Cuisine - Mouillage - Sécurité - Confort

Electronique:


Electricité: Voiles:
Moteur: Annexe: Eau: Cuisine:
Mouillage: Sécurité: Confort:

Le Sun Shine vu par la presse:
Extrait du "guide des voiliers d'occasion de 9 à 12 mètres":
La carène du Sun Shine est directement issue du prototype Justine III qui a remporté les cinq manches de la One ton Cup 1981. Lors de la sortie de son nouveau modèle, à l'automne 1982, le chantier envoie courageusement deux modèles au charbon : ceux-ci se classent 1er et 2ème monocoques des classes 2 à 5 lors de la route du Rhum. Succès assuré pour un voilier toujours très prisé aujourd'hui. On sera vigilant quant aux très nombreuses versions: quillard ou dériveur, gréement normal ou course et enfin deux ou trois cabines.
Sur l'eau, le Sun Shine est rapide et très polyvalent. La douceur de barre est exceptionnelle. L'écart de vitesse entre un Sun Shine dériveur en configuration croisière et un quillard avec gréement 7/8ème rallongé atteint 10%.
Sur le pont, le rouf en sifflet est assez discret facilitant la circulation. L'accastillage est de bonne qualité et permet à un équipage réduit ou à un solitaire de manoeuvrer facilement. Le cockpit est plaisant, mais une jupe n'est aménagée que sur les tout derniers modèles.
A l'intérieur, la version "Propriétaire" propose deux grandes cabines avec lavabos. La zone de vie regroupe le carré, une vaste cuisine et le coin navigation, derrière lequel se cachent les WC. Ces derniers se font une place dans le poste avant de la version "Team" dont les trois cabines sont plus petites. Deux couchettes surplombent les banquettes du carré.

Les évolutions que je souhaite apporter à IDEFIX:
L'énergie reste un point sensible sur un voilier. Avec l'éolienne et les panneaux solaires, je suis complètement autonome au mouillage et la plupart du temps en navigation. Le problème survient au portant par temps maussade ou vent faible. Pour palier à ce problème, je compte ajouter un hydrogénérateur type Ampair 100. Je compte par ailleurs changer mon parc batterie qui devient vieillissant et le remplacer par des batteries gel ou nickel cadium qui offrent une plus grande longévité, une résistance aux fortes décharges malgré un prix assez élevé.
Côté gréement, je vais installer une trinquette sur enrouleur en remplaçant l'étai largable que j'ai aujourd'hui par un fixe avec enrouleur. Je vais reculer le pontet derrière la baille à mouillage et conserver cet étai en tête de mât pour gréer IDEFIX en faux-côtre. Ceci vient du fait que quand les conditions forcissent, je ne veux plus être obligé d'aller à l'avant, me faire balayer par les vagues pour hisser la trinquette. La plupart des gens quand le vent devient fort conserve le génois enroulé alors que celui-ci n'est pas fait pour ça. Le génois présente trop de creux et à une forme catastrophique. Je préfère donc pouvoir envoyer rapidement la trinquette et équilibrer ainsi IDEFIX. Certes, cela rendra les virements de bord difficile avec le génois mais quand je vois le nombre de virement que j'ai réalisé depuis 2 ans, cela ne devrait pas être trop contraignant.
Je vais donc me séparer de ma trinquette et sans doute de mon tourmentin, 2 voiles avec mousquetons et acquérir une trinquette pour enrouleur avec bande anti-UV. Je vais aussi en profiter pour changer le génois qui a beaucoup souffert et sans doute racheter un nouveau Spi, le mien étant recousu un peu partout après avoir rempli son rôle à de nombreuses reprises.
Pour la grand-voile, je dois finir l'installation de prises de ris automatique depuis le cockpit, toujours dans le but d'éviter des déplacements périlleux au pied de mât quand les conditions se détériorent. J'aimerai même si l'investissement est encore de taille, pouvoir installer un rail et des chariots à bille pour la GV, cela facilite l'envoi et la réduction de voilure à toutes les allures mais il faut encore compter pas loin de 2000 euros.
Pour barrer IDEFIX, j'ai bien sûr la barre à roue mais comme il s'agit d'une ancienne version barre franche, j'ai toujours la barre que je peux installer rapidement. Je vais rajouter un stick sur cette barre pour pouvoir barrer depuis le côté, mieux ressentir IDEFIX et un peu plus m'amuser.
Je vais aussi me séparer de mon second pilote automatique, un ST 4000 de Raymarine au profit d'un second 6001. Le 4000 ne peut pas barrer le bateau si les conditions sont difficiles et je dois absolument pouvoir compter sur un pilote performant.
Pour ma sécurité, je vais acheter un balise de détresse bifréquence qui associé à mon Iridium me garantira d'être secouru au cas où.
Je pense aussi pour ma sécurité et le plaisir que cela peut engendrer, acquérir une BLU émetteur-récepteur qui participerait aussi à ma sécurité, même si ce n'est pas un poste avec ASN.
J'envisageais l'achat d'un active echo pour amplifier mon signal pour les cargos mais je me suis finalement décidé pour un AIS transmetteur/Recepteur. Ce système, basé sur l'émission par chaque navire de plus de 300 tonneaux de son identifiant, sa position, son cap, sa vitesse et sa destination. Sur un récepteur, je capte donc tous les cargos et je les visualise sur l'écran. L'avantage de L'aIS 50 de Simrad, c'est que c'est aussi un transmetteur. Je transmets donc ma position, mon cap, ma vitesse et je suis sûr d'être visible pour tous les cargos.
Pour mon confort, et dans l'idée que je pourrai bien me retrouver dans des zones où il ne fera pas toujours très chaud, j'apprécierai sans doute une bonne douche chaude. J'ai de l'énergie pour faire tourner le dessalinisateur, il ne me manque plus que le chauffe eau avoir l'eau chaude à bord. Pour complèter ce petit confort, je verrai bien un petit chauffage diesel dans le carré me garantissant une température très confortable. Mais cela est encore loin et dépendra de mes finances et du programme qui change assez souvent.