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CERTIFICAT RESTREINT D'OPERATEUR ET PHRASES NORMALISEES SMCP

I. GENERALITES
II. INTERÊT ET ESPRIT DU SMDSM
III. RÔLE DES RCC et ZONES DE RESPONSABILITES SAR (Search And Rescue)
IV. MOYENS UTILISES PAR LE SMDSM
V. LES ZONES OCEANIQUES
VI. EQUIPEMENT DES NAVIRES
VII. LES 9 FONCTIONS du SMDSM
VIII. DETAIL DU FONCTIONNEMENT DES EQUIPEMENTS SMDSM
IX. EMISSION D'UN MESSAGE DE DETRESSE
X. RECEPTION D'UN MESSAGE DE DETRESSE ASN
XI. L'ALERTE DE DETRESSE ERRONEES
XII. UTILISATION DE LA VHF
XIII. L'ALPHABET INTERNATIONAL
XIV. ANGLAIS SMDSM et phrases SMCP

GLOSSAIRE DES ABREVIATIONS

I. GENERALITES

En 1946, l'OMI (Organisation Maritime Internationale) est créé pour réglementer et organiser la sécurité maritime, l'efficacité de la navigation et la prévention de la pollution.

En 1979, a été adopté la " convention SAR " ayant pour objectif d'établir un plan mondial de recherche et de sauvetage en mer.


II. INTERÊT ET ESPRIT DU SMDSM

L'ancien système pour la sécurité en mer s'appuyait sur la solidarité des gens de mer, la présence obligatoire d'un officier radio (pratiquant le morse), une veille permanente des fréquences de détresse.

Le SMDSM (Système Mondial de Détresse et de Sécurité en Mer) a été mis en place en 1988 par l'OMI. C'est la mise en place des moyens de radiocommunications nécessaires pour établir des communications bidirectionnelles entre un navire en mer où qu'il soit et la terre.
C'est le chapitre 4 de la convention SOLAS qui constitue la base de la réglementation SMDSM. La réglementation Française s'appuie sur la division 219.

L'esprit du SMDSM, c'est :
-L'universalité : une couverture mondiale et des accords d'entraide entre états.
-La coordination : la gestion de l'appel de détresse et des secours est coordonnée par la terre.
-L'automatisation : permet le transfert de données précises concernant la détresse en appuyant simplement sur un bouton.
-La fiabilité : lié à l'utilisation d'au moins 2 moyens distincts et indépendants de transmission de la détresse utilisant chacun un service de radiocommunication différent.

Le SMDSM ou GMDSS (Global Maritime Distress and Safety System) poursuit 2 buts :

-A proximité des côtes, transmission automatique par VHF ou MF sur le mode ASN
-En haute mer, par balise de détresse du système COSPAS-SARSAT (406 MHz), par le réseau de satellites INMARSAT ou par HF

Tous les navires doivent pouvoir recevoir de façon automatique les avertissements de navigation, les renseignements urgents et les bulletins météorologiques.
Ceux sont les RSM (Renseignement sur la Sécurité Maritime).
-Par INMARSAT C, le SAFETYNET INTERNATIONAL dessert entre 70°N et 70°S automatiquement et gratuitement les RSM
-Par NAVTEX, à proximité des côtes, jusqu'à 300 milles environ sur 518 kHz (en Anglais) et 490 kHz (en langue local pour certains émetteurs et pays).

Le SMDSM s'applique à tous les navires d'une jauge brute supérieure à 300 Tx et aux navires à passagers effectuant une navigation internationale. En France, il s'applique en plus aux navires de pêche, de commerce et à passagers qui restent dans les eaux nationales.


III. RÔLE DES RCC et ZONES DE RESPONSABILITES SAR (Search And Rescue)

La convention de Hambourg définit pour chaque état adhérant une région de recherche et de sauvetage appelé zone de responsabilité SAR. Chaque adhérant doit mettre en place un ou plusieurs MRCC (Maritime Rescue Coordination Center) avec les moyens nécessaires. Le guide IAMSAR définit les procédures à suivre pour les navires en opération SAR.
L'état des installations à terre du SMDSM est décrit par le MASTER PLAN du document de l'OMI.
Pour mieux organiser les opérations de sauvetage en cas de détresse, les océans ont été divisés en plusieurs zones.
Il existe une interconnexion entre les RCC. Chaque RCC doit disposer de liaisons rapides et efficaces avec les stations côtières, les stations INMARSAT ainsi que les MCC COSPAS-SARSAT (Mission Control Center).

Le rôle des MRCC est :
- d'assurer une veille permanente
- de recevoir et d'accuser réception aux alertes de détresse, d'urgence et de sécurité
- de coordonner et de mettre en œuvre les moyens nécessaires à la sauvegarde de la vie en mer, en utilisant les navires se trouvant à proximité ou en dirigeant des navires ou aéronefs vers le lieu de détresse.
Il désigne sur place un navire ou aéronef appelé OSC (On Scene Commander) pour maintenir le contact direct et permanent avec le navire en détresse, diriger les autres intervenants engagés dans l'opération et rendre compte au MRCC. Celui-ci reste responsable de la conduite générale des secours.

A réception d'un message ou d'informations, le MRCC évalue les renseignements de façon à déterminer la phase d'urgence :
-Phase d'incertitude : lorsqu'un navire n'est pas arrivé ou n'a pas signalé sa position.
-Phase d'alerte : lorsque les tentatives de contact ont échoué ou que des informations laissent penser que le navire est en difficulté
-Phase de détresse : informations précises ou absence totale d'information.

Rôle particulier des CROSS ( Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage) :
Les CROSS sont des MRCC Français, ils ont pour rôle :
-Assurer une veille permanente des canaux de détresse ASN (VHF 70 ; HF 2187,5 kHz). Ils assurent encore une veille auditive sur le canal 16 en VHF et 2182 kHz en HF.
-Coordonner les opérations SAR
-Surveiller le trafic maritime
-Surveiller et assurer la police pour la pêche
-Rechercher et surveiller les pollutions
-Diffuser des informations nautiques et météorologiques


IV. MOYENS UTILISES PAR LE SMDSM

1. Système INMARSAT

Un ensemble de satellite géostationnaire à 37 000 km d'altitude au niveau de l'équateur, qui permet une couverture entre les latitudes 70° N et 70° S. Il existe plusieurs équipements utilisant le système INMARSAT 'Standard A, B et C qui sont validé SMDSM. Les système M et mini M ne sont eux pas reconnus en SMDSM car considéré comme non fiable.

2. Système COSPAS-SARSAT

Comprenant au moins 4 satellites en orbite polaire, couvrant l'ensemble de la planète, ce système permet le repérage et la localisation de radiobalises maritime, terrestre ou aéronautique.
Les radiobalises maritimes émettent sur 406,025 MHz. Le satellite en visibilité d'une radiobalise assure un pré-traitement du message, le mémorise et le transmet dès qu'il est en visibilité d'une LUT (Local User Terminal) qui le transmet au MCC (Mission Control Center). La localisation est réalisée en utilisant l'effet dopler.
La précision de la localisation est de l'ordre du kilomètre et la durée maximum de détection est de l'ordre de 50 minutes.

3. Ondes métriques (VHF)

Communications phoniques de bonne qualité mais de courtes distances. La VHF (Very High Frequency) fonctionne en ondes métriques dans la gamme 156/174 MHz avec 2 canaux spécifiques :

a.) Canal 70 pour les appels de détresse et de routine par ASN. L'ASN (Appel Sélectif Numérique) ou DSC (Digital Selective Call) permet le transfert automatique de données numériques à des destinataires spécifiés. Le canal 70 ne transmet que des données numériques, il n'est pas possible de parler sur ce canal.
b.) Canal 16, ancien canal de détresse, toujours en activité pour écouter le trafic de détresse et associé au canal 70.

Sur la VHF, à chaque canal correspond une fréquence d'émission et de réception. Il existe 2 types de canaux, les simplex où la fréquence d'émission et de réception sont les mêmes, les duplex où les fréquences sont différentes.
Sur les canaux simplex, il est nécessaire que chaque interlocuteur parle ou écoute alternativement. Celui qui parle termine par " OVER ", la communication est terminée par " OUT ".
Seul les échanges avec les stations côtières peuvent se faire en duplex, celles-ci ayant une programmation inverse des fréquences. Ces fréquences sont utilisées pour la correspondance publique, les opérations portuaires, les écluses et par la marine nationale et les CROSS.

Les fréquences de cette bande ne sont pas soumises à la réfraction dans l'ionosphère, la propagation est relativement réduite. La portée théorique est légèrement supérieure à la portée optique. On l'estime de l'ordre de 20 à 30 milles.
Les VHF à bord doivent avoir une puissance de 25W et pouvoir être réduite à 1W.

Les VHF portables doivent avoir une puissance de 1W et doivent disposer d'une batterie permettant 1H d'émission et 8H de réception.

4. Ondes hectométriques (MF)

De 1605 à 4000 kHz, elles permettent des communications à moyenne distance. La portée varie de 300 milles (de jour) à 500 milles (de nuit). On l'estime à 200 milles en France pour l'établissement de la limite de zone.
Les postes MF sur les navires ont une puissance de 150W.

5. Ondes décamétriques (HF)

De 4000 à 27500 kHz, elles permettent des communications longues distances. La portée peut-être illimitée selon la puissance de l'émetteur qui peut aller jusqu'à 400W. En cas de présence d'un système INMARSAT, la puissance du poste peut-être limité à 250W.

6. Les réseaux de communication non SMDSM

Des réseaux de communication satelitte ont été créé depuis quelques temps comme IRIDIUM, GLOBALSTAR, THURAYA...
Ces nouveaux systèmes de communication ne sont pas reconnus par la SMDSM. Toutefois, dans la mesure où ces systèmes sont fiables et permettent d'assurer en permanances les fonctions définies par le SMDSM pour les moyens d'émettre un appel de détresse, ces systèmes pourraient sans doute dans l'avenir être intégrés dans le SMDSM.


V. LES ZONES OCEANIQUES

Zone A1

Zone couverte par au moins une station côtière avec ASN travaillant sur ondes métriques (VHF). En France, la zone A1 s'étend jusqu'à 20 milles de côtes.

Zone A2

Zone couverte par au moins une station côtière avec ASN travaillant sur ondes hectométriques (MF), à l'exclusion de la zone A1. En France, la zone A2 s'étend jusqu'à 200 milles des côtes.

Zone A3

Zone de couverture d'un satellite géostationnaire INMARSAT, à l'exclusion des zones A1 et A2. La couverture des satellites INMARSAT se situe entre les parallèles 70° N et 70° S.

Zone A4

Zone située hors des zones A1, A2 et A3, en dehors de la couverture d'un satellite géostationnaire INMARSAT.


VI. EQUIPEMENT DES NAVIRES

Voir le chapitre VIII sur le détail de fonctionnement des équipements SMDSM

L'équipement à bord des navires dépend de la zone de navigation de ceux-ci. Il est défini par la convention SOLAS chapitre IV (Safety Of Life At Sea) de 1974. Pour les navires français, la division 219 astreint en plus les navires de jauge inférieure à 300 et les navires de pêche.

Pour garantir le fonctionnement des équipements SMDSM, l'entretien peut se faire à bord avec un technicien compétent ou être géré par un contrat d'entretien à terre, le matériel peut être en double à bord. En zone A3 et A4, 2 des conditions ci-dessus doivent être satisfaites.

Quelque soit la zone, le navire doit pouvoir émettre des alertes de détresse par au moins 2 moyens distincts et indépendants utilisant chacun un service de radiocommunications différents.

L'alimentation de l'équipement SMDSM doit pouvoir être réalisé par 2 ou 3 moyens distincts selon le navire :
- Alimentation principale (groupe électrogène, alternateur, parc batteries …)
- Alimentation secondaire (groupe électrogène de secours…)
- Source de réserve dédié : batterie(s) en charge permanente, dédié uniquement aux équipements SMDSM, à l'opposé des batteries principales, au dessus de la ligne de flottaison.

Les VHF, MF ou HF doivent être équipé de l'ASN (Appel Sélectif Numérique) ou DSC (Digital Selective Call) permettant le transfert automatique des informations à des destinataires spécifiés.

Pour tous les navires :
- une RLS (Radiobalise de Localisation des Sinistrés) ou EPIRB (Emergency Position Indicating Radio Beacon)
- un NAVTEX
- un SART
- une VHF portative

Et selon la zone :
-Zone A1 : VHF ASN (25W)
-Zone A2 : VHF ASN + MF ASN (150W)
-Zone A3 : VHF ASN + MF ASN + HF ASN ou INMARSAT
-Zone A4 : VHF + MF ASN + HF ASN (de plus de 400W)

Remarque: En zone A3, si le navire dispose de l'INMARSAT, la puissance de l'émetteur HF peut être limitée à 250W. S'il n'y a pas d'INMARSAT, la puissance de l'émetteur HF doit être de 400W.


VII. LES 9 FONCTIONS du SMDSM

Le système SMDSM a été mis en place sur la base des fonctions à assurer en matière de radiocommunications, par un système de détresse et de sécurité, utilisant tous les moyens modernes de communication.

1. Emettre des alertes de détresse dans le sens navire -> terre par au moins 2 moyens distincts et indépendants, utilisant chacun un service de radiocommunication différent (ASN, INMARSAT, COSPAS-SARSAT)

2. Recevoir des alertes de détresse dans le sens terre -> navire. Cette fonction est représentée par l'accusé de réception envoyé par le RCC (Rescue coordination Center) à destination des navires présents dans la zone (INMARSAT et ASN)

3. Emettre et recevoir des alertes de détresse dans le sens navire -> navire. Grâce à l'appel sélectif numérique en ondes métriques (VHF) et hectométriques (MF), tout navire peut alerter directement les autres navires dans un rayon d'environ 200 milles (ASN).

4. Emettre et recevoir des communications ayant trait à la coordination des opérations de recherche et de sauvetage entre le RCC qui coordonne la mission et l'OSC (On Scene Commander) ou CSS (Coordinator Search Surface) selon que l'unité soit spécialisée dans les opération SAR (Search And Rescue) ou non.

5. Emettre et recevoir des communications sur site entre les unités participant aux opérations SAR (Search And Rescue) et le navire en détresse ou ses survivants. Elles utilisent surtout les ondes métriques et hectométriques (VHF et HF)

6. Emettre et recevoir des signaux destinés au repérage en utilisant un transpondeur radar (9,2 - 9,5 GHz) et/ou une balise RLS (Radiobalise de Localisation des Sinistres) ou EPIRB (Emergency Position Indicating Radio Beacon) COSPAS-SARSAT sur la fréquence 121,5 MHz. La localisation se fait par goniométrie.

7. Emettre et recevoir des RSM (Renseignements sur la Sécurité Maritime), par l'intermédiaire du NAVTEX ou du service SAFETYNET via INMARSAT C.

8. Emettre et recevoir des communications d'ordre général (correspondance public, communications de routine, télex, email…) via INMARSAT

9. Emettre et recevoir des communications de passerelle à passerelle (bridge to bridge) ayant trait à la sécurité de la navigation et utilisant essentiellement les ondes métriques (VHF)

TABLEAU RECAPITULATIF DES 9 FONCTIONS DU SMDSM

RCC : Rescue Coordination Center
MRCC : Maritime Rescue Coordination Center
RLS : Radiobalise de localisation des sinistrés
EPIRB: Emergency Position Indicating Radio Beacon
OSC: On Scene Commander
CSS: Coordinator Search Surface
SAR : Search And Rescue
RSM: Renseignements sur la sécurité maritime


VIII. DETAIL DU FONCTIONNEMENT DES EQUIPEMENTS SMDSM

1. Ondes électromagnétique, fréquence et longueurs d'ondes

Les ondes électromagnétiques se déplacent à la vitesse de la lumière c=300 000 km/s.
Une onde est un phénomène périodique qui se reproduit à l'identique selon une durée que l'on appel période (T). La fréquence (f) est le nombre de période par seconde. La longueur d'onde est liée à la période et la fréquence : l=c.T=c/f
Les ondes hecto et décamétriques permettent une portée très importante liée au fait que ces ondes se répercutent sur la ionosphère.

Selon le type d'équipement, le SMDSM utilise 5 gammes de fréquence :

2. L'identification du navire - Numéro MMSI

Le numéro MMSI (Maritime Mobile Service Identification) est un numéro unique, utilisé pour tous les systèmes de télécommunications. Il se compose toujours de 9 chiffres, les 3 premiers, le MID (Maritime Identification Digit), représentent la nationalité de la station. Les 6 derniers chiffres identifie le navire mais permettent aussi entre autre, de connaître le type de navigation effectuée par le navire.

Pour la France métropolitaine, le MID peut être 227, 228 ou 229.
M I D X X X X X X

On peut aussi identifier avec un numéro MMSI des groupes de navires, des stations côtières, des groupes de stations côtières.

Groupe de stations de navires :
0 M I D X X X X X

Station côtière :
0 0 M I D X X X X

Exple : MMSI du CROSS CORSEN : 002275300

Groupe de stations côtières :
0 0 M I D X X X X

3. L'Appel Sélectif Numérique : ASN

L'ASN permet d'automatiser et de rendre plus fiable la transmission des données. Il utilise le canal 70 en VHF et la fréquence 2187,5 kHz en MF Plusieurs types d'appel ASN sont possibles :
-Appels de détresse (relais et accusé de réception)
-Comptes-rendus de recherche
-Appels commerciaux

Le message transmis par ASN contient les éléments suivants :

-type de message (détresse)
-N° MMSI
-Position
-Heure et date
Et le cas échéant, la nature de la détresse :
-Abandon Vessel
-Piracy
-Flooding
-Collision
-Fire/Explosion
-Grounding
-Sinking
-Disabled and Adrift
-Listing
-Capsizing

4. Les RSM (Renseignements sur la Sécurité Maritime)

Les RSM contiennent :
- Les avertissements concernant la navigation
- Les bulletins météorologiques ainsi que les prévisions
- Des messages urgents relatifs à la sécurité et au sauvetage

Les RSM sont transmis par l'intermédiaire de 2 services distincts :
-L'INMARSAT C via le Safetynet
-Le NAVTEX (NAVigational TEleX)

A l'usage de la navigation, le monde a été divisé en 16 zones NAVAREAs et 16 zones METAREAs. Chaque zone possède de multiples stations NAVTEX et chaque station est identifiée par une lettre.

Le NAVTEX diffuse des informations en langue anglaise sur la fréquence 518 kHz pour toutes les tailles et types de navires. La portée est de 300 à 400 milles de la station émettrice.
Chaque état peut en plus décider de diffuser en plus, dans sa propre langue et d'y ajouter d'autres types de messages si nécessaire en utilisant une autre fréquence, 490 kHz.

Chaque message envoyé par NAVTEX contient un certain nombre de code permettant de définir l'émetteur, l'identification du sujet, la numérotation des messages, la priorité des messages. L'opérateur peut choisir sur son récepteur le type de message, la station émettrice qu'il souhaite recevoir. 4 types de messages sont obligatoirement reçus sur les NAVTEX : A, B, D, L
A : Avis aux navigateurs - B : bulletin météorologiques spéciaux - D : information SAR - L : complément de A
Le récepteur NAVTEX est un dispositif de traitement des signaux. Il doit posséder une imprimante qui lui est totalement dédié (en plaisance, les récepteurs ne disposent pas d'imprimante, les messages sont enregistrés et conservés dans la mémoire de l'appareil).

5. La RLS (Radiobalise de Localisation des Sinistrés)

Il existe 3 types de RLS :
-COSPAS-SARSAT
-INMARSAT
-VHF Canal 70 (Aucune n'était homologuée en France en 2003)

Dans le SMDSM, un navire qui sombre rapidement peut, en dernier recours, lancer une alerte de détresse en utilisant sa radiobalise de localisation des sinistres. La balise est prévue pour fonctionner de façon totalement automatique.

Pour garantir la fiabilité du système, des essais doivent être effectués régulièrement. Un test tous les 6 mois ; une vérification par un technicien agréé tous les 2 ans avec changement des joints et du largueur hydrostatique ; un changement des batteries tous les 4 ans.

Les balises doivent être :
- De couleur visible (jaune ou orange)
- Etanche jusqu'à 10m pendant 5 minutes
- A déclenchement manuel ou automatique (à 4m sous l'eau)
- Autonome pendant 48H à -20°C
- Repérable la nuit (feu à éclat blanc)

a. Les RLS du système COSPAS-SARSAT

Produit de la collaboration entre France, Etats-Unis, Canada et Russie, ce système repose sur l'utilisation de satellites à orbite polaire. La couverture est mondiale. La balise déclenchée émet sur 406,025 MHz un signal contenant l'identité du navire (MMSI) et des données permettant aux satellites à orbite polaire d'en déterminer la position.
Les radiobalises ont une puissance de 5W et transmettent toutes les 50s un message contenant l'identité du navire. Elles émettent également sur 121,5 MHz afin de permettre le homing.
Il existe 2 types de balises :
- Radiobalise de pont : équipé d'un système de largage hydrostatique qui libère la balise entre 1,5 et 4 mètres de profondeur.
- Radiobalise de survie : stockée à l'intérieur du navire ou d'un engin de survie, elle ne peut être activée que manuellement

b. Le système INMARSAT

Les radiobalises du système INMARSAT fonctionnent avec les satellites géostationnaires de ce système et transmettent l'identité du navire ainsi que sa position grâce à un GPS incorporé. La couverture du système INMARSAT s'étend de 70° N à 70° S.

c. Le système VHF

La radiobalise du système VHF émet sur le canal 70 en ASN. Elle est équipée d'un transpondeur radar fonctionnant dans la bande des 9 GHz. Sa portée est celle de la VHF.
Remarque: En 2003, aucune de ces balises n'était homologué en France.

6. Le Transpondeur Radar SART (Search And Rescue Transponder)

C'est un ensemble émetteur/récepteur fonctionnant dans la bande de fréquence 9,2-9,5 GHz. Lorsqu'il reçoit une émission en provenance d'un radar travaillant dans cette bande, il répond en matérialisant sa position sur son écran par une série de 12 points partant du répondeur. Il doit être installé à une hauteur minimale de 1 mètre et fonctionner correctement lorsqu'il reçoit une émission d'un radar à moins de 5 milles situés à 15 mètres de haut.
Son autonomie doit être de 96H en veille et 8H en émission.

Le transpondeur doit avoir les caractéristiques suivantes :
-Couleur jaune/orange
-Protégé contre les déclenchements intempestifs
-Munis de moyens visuels ou sonores indiquant un fonctionnement correct
-Visualiser la réception
-Disposer d'une alarme sonore signalant la détection d'un radar
-Etre étanche à 10 mètres
-Flotter

7. La VHF portative

Destiné à assurer les radiocommunications entre des canots de sauvetage, entre canot de sauvetage et navires ou tout autres moyens de secours. Il peut être utilisé pour les communications du bord si elle est munie d'un accumulateur supplémentaire.
Il en faut 2 pour des navires de jauge comprise entre 300 et 500, 3 pour une jauge supérieure à 500, les navires à passagers en navigation internationale et les navires de pêche.
Les VHF portatives ne peuvent fonctionner qu'en simplex. Leur puissance minimum est de 0,25W et ne peut excéder 1W.
Leur autonomie est de 8 heures sur la base de 10s d'émission et 50s de réception par minute.
Elles doivent être facile d'utilisation, étanches, légères, résistante aux chocs et de faible encombrement.


IX. EMISSION D'UN MESSAGE DE DETRESSE

Sur le poste émetteur, on a 2 choix :
-Emettre un simple message de détresse sans en préciser la nature : appuie sur la touche " DISTRESS " pendant 5 secondes.
-Choisir dans le menu la nature de la détresse puis valider par l'appuie pendant 5 secondes sur la touche " DISTRESS ".

Après l'émission d'un message ASN, à réception d'un accusé de réception, on passe sur le canal 16 pour effectuer un appel de détresse en phonie :

MAYDAY; MAYDAY; MAYDAY
This is "nom du navire"; "nom du navire"; "nom du navire"
MMSI MIDXXXXXX ; MIDXXXXXX ; MIDXXXXXX
CALL SIGN XXXX ; XXXX ; XXXX
Nature de la détresse
Assistance requise
MAYDAY OVER

Remarque : Il n'est pas obligatoire de redonner la position, elle était dans le message ASN mais cela ne coûte rien surtout si des plaisanciers avec une VHF classique sont à portés.

Choix du type de message :
MAYDAY : Quand il existe un risque imminent pour la vie humaine
PANPAN : Quand il existe une situation urgente à bord mais que la vie n'est pas immédiatement en danger
SECURITE : Quand il existe un danger à l'extérieur du navire


X. RECEPTION D'UN MESSAGE DE DETRESSE ASN

Un message de détresse est prioritairement destiné à un RCC qui pourra mettre en œuvre tous les moyens pour secourir les sinistrés. A la réception d'un message de détresse ASN, un navire ne doit donc pas répondre. Après 4 minutes, si un RCC n'a pas accusé réception du message de détresse, l'équipement du navire en détresse renvoi automatiquement le message. Après une minute d'attente pour laisser le temps au RCC d'émettre l'accusé de réception, s'il n'y a aucune réponse, un navire pourra accuser réception du message de détresse et se faire le relais vers un RCC s'il en a les moyens.


XI. L'ALERTE DE DETRESSE ERRONEES

En cas d'alerte de détresse erronée, par VHF, il faut immédiatement arrêter l'émission sur le canal 70, alerter sur le canal 16 par un message " Appel à tous " ou " ALL STATIONS " en indiquant le numéro MMSI, le nom du navire, l'indicatif d'appel et annuler l'alerte de détresse.

En cas d'alerte erronée par une RLS, il faut immédiatement arrêter la transmission et signaler au MRCC le plus proche que cette émission est erronée.


XII. UTILISATION DE LA VHF

<:a> En dehors des appels de détresse, la VHF est utilisé pour les communications entre navires, les communications avec les services portuaires, les autorités maritimes, les CROSS…
Dans le cadre d'une communication de navire à navire, après un appel sur le canal 16, les navires choisissent un des 4 canaux dédiés aux communications entre navires, à savoir le canal 6, 8, 72 ou 77.

Quand on communique par VHF en mode simplex, chaque interlocuteur parle alternativement, on écoute quand l'autre parle. Pour savoir quand on peut parler, chaque interlocuteur finit par " OVER ". La fin d'une conversation se fait par " OUT ".
Dans le cas d'une conversation entre navires, chaque navire repasse sur le canal 16.

On attribue pour chaque canal un type d'utilisation et de communication. En France, l'attribution des canaux VHF est la suivante :


MN : Marine National
OP : Opérations Portuaires
Ph. et bal. : Phares et balises
SINM : Surveillance et Information de la Navigation Maritime


XIII. L'ALPHABET INTERNATIONAL

Inventé dans le but d'éviter les erreurs lorsqu'on épele un nom à la radio, il est important de le connaître.

A: Alpha
B: Bravo
C: Charlie
D: Delta
E: Echo
F: Foxtrot
G: Golf
H: Hotel
I: Indian
J: Juliette
K: Kilo
L: Lima
M: Mike
N: November
O: Oscar
P: Papa
Q: Quebec
R: Romeo
S: Sierra
T: Tango
U: Uniform
V: Victor
W: Whisky
X: X-ray
Y: Yankee
Z: Zoulou


XIV. ANGLAIS SMDSM et phrases SMCP

En SMDSM, il est nécessaire d'utiliser des phrases normalisées SMCP (Standard Marine Communication Phrases " ainsi que l'alphabet international. De plus, il existe quelques règles à respecter lors des communications :

- Après une question, on commence par " Yes " ou " No " (dans ce dernier cas, on répète la négation dans la réponse : No, I cannot…)

- Mesure de la qualité de l'écoute :
How do you read me? (How do you copy me?)
-I read you: bad 1 to 5 (poor; fair; good; excellent)

-Si on demande à quelqu'un d'attendre sur le 16 : " Stand by on CHF channel 16 ", la réponse sera " Standing by on VHF channel 16 ".
Pour changer de canal : " Changing to VHF channel … "

-Cas d'une erreur : On indique l'erreur par " Mistake " et on la corrige en commençant par " Correction ".

-Répétition : Si une partie du message est important, on le répète en commençant par " Repeat ".
Par contre, pour faire répéter un message, on utilise " Say again ".
Si le message n'a pas été compris : " Message not understood "

-Les nombres : On exprime un nombre chiffre par chiffre excepté pour les ordres d'angle de barre.

-La position : -En longitude et latitude, on donne la position chiffre par chiffre en indiquant tous les chiffre même les premiers zéro.

-Relèvement : -Par rapport à un amer ou au navire, on dit " bearing …° from amer/you "

-Gisement = " Relative bearing on your port/starboard "

-L'heure est exprimée pour 24H chiffre par chiffre en indiquant " UTC/ Local time "

-MOTS A NE PAS UTILISER : " May ; might ; should ; could "

Les phrases suivantes sont celles à utiliser dans le cadre d'une communication SMDSM. Il s'agit de phrases normalisées SMCP (Standard Marine Communication Phrases). Il ne s'agit pas ici de parler un bon anglais mais de comprendre et d'être compris.
Les phrases, présentées dans des tableaux, sont réunis par thème. On retrouve souvent les mêmes phrases dans les différents thèmes.


















GLOSSAIRE DES ABREVIATIONS

ASN : Appel Sélectif Numérique (DSC)
CROSS : Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage
CSS: Coordinator Search Surface
DSC : Digital Selective Call (ASN)
EPIRB: Emergency Position Indicating Radio Beacon (RLS)
GMDSS: Global Maritime Distress and Safety system (SMDSM)
HF: High Frequency
IMO: International Maritime Organisation (OMI)
LUT : Local User Terminal (Système COSPAS-SARSAT)
MCC : Mission Control Center
MF: Medium Frequency
MID : Maritime Identification Digit
MMSI : Maritime Mobile Service Identification
MRCC : Maritime Rescue Coordination Center
MSI : Maritime Safety Information (RSM)
NAVTEX : NAVigational TEleX
OMI: Organisation Maritime Internationale (IMO)
OSC: On Scene Commander
RLS : Radiobalise de localisation des sinistrés (EPIRB)
RSM: Renseignements sur la sécurité maritime (MSI)
SAR : Search And Rescue
SART: Search And Rescue Transponder
SARSAT: Search And Rescue Satellite Aided Tracking
SMDSM : Système Mondial de Détresse et de Sécurité en Mer (GMDSS)
SOLAS: Safety Of Life At Sea
UHV: Ultra High Frequency
VHF: Very High Frequency